Les enjeux du Projet Alimentaire Territorial du GPSEA

Le territoire Grand Paris Sud-Est Avenir (GPSEA) qui englobe l’ensemble des communes de notre groupe local (Sucy, Noiseau, Ormesson, La Queue en Brie, Chennevières) est en train d’élaborer un Plan Alimentaire Territorial qui sera approuvé en 2021 puis soumis à une demande de labellisation auprès du ministère de l’agriculture. Sous des dehors technocratique, il s’agit d’un enjeux majeur pour la préservation des terres agricoles (Noiseau), le développement des circuits courts, l’accroissement de la part du bio dans les cantines … Il est donc important pour nos militants, élus et sympathisants de se mobiliser pour influer sur la rédaction de ce projet.

Qu’est ce qu’un Projet Alimentaire Territorial ?

D’après le site du ministère de l’agriculture « les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines. Issus de la Loi d’avenir pour l’agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d’un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.). »

La plaquette d’information intitulée « construire son projet alimentaire territorial » précise les trois dimensions de ces projets :

Les projets alimentaires territoriaux répondent à l’enjeu d’ancrage territorial mis en avant dans le PNA et revêtent:
une dimension économique :structuration et consolidation des filières dans les territoires, rapprochement de l’offre et de la demande,maintien de la valeur ajoutée sur le territoire, contribution à l’installationd’agriculteurs et à la préservation des espaces agricoles;
une dimension environnementale :développement de la consommation de produits locaux et de qualité, valorisation d’un nouveaumode de production agroécologique, dont la production biologique,préservation de l’eau et des paysages, lutte contre le gaspillage alimentaire;
une dimension sociale :éducation alimentaire, création de liens,accessibilité sociale, don alimentaire, valorisation du patrimoine.

Une figure permet de résumer les questions et surtout les enjeux que comporte la mise en place d’un PAT :

Que propose le territoire Grand Paris Sud Est Avenir ?

Le site web du territoire GPSEA consacre une seule page à son projet alimentaire territorial et le moins qu’on puisse dire est qu’on n’y apprend pas grand chose. On nous apprend que :

 » Grand Paris Sud Est Avenir a la particularité d’avoir un ensemble agricole, naturel et forestier de plus de 3000 hectares. La moitié des surfaces agricoles de la métropole du Grand Paris se situent sur son territoire. Afin de développer une agriculture, la qualité de l’alimentation et de rapprocher les différents acteurs de la chaîne alimentaire (producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités territoriales et consommateurs), GPSEA s’est lancé dans l’élaboration d’un Projet Alimentaire Territorial (PAT)associant de nombreux partenaires. Ainsi, dans la cadre de son Plan Climat Air Energie, le Conseil de territoire a engagé la réalisation d’un PAT par délibération en date du 26 septembre 2018« . 

Puis on nous indique que le projet fait l’objet d’une démarche participative :

« 845 personnes ont été mobilisées tout au long de l’élaboration du diagnostic du PAT, 700 habitants et 26 agriculteurs du Territoire, 14 structures institutionnelles et associatives et 15 communes de GPSEA. Ainsi, 58 opérateurs différents sont partie prenante depuis le lancement de la démarche. (…) Afin de recueillir des informations, deux enquêtes téléphoniques ont été menées auprès des exploitants agricoles et de 700 habitants du Territoire.« 

Et enfin que le projet aboutira en 2021 à une demande de labellisation auprès du ministère de l’agriculture :

L’année 2021 verra l’aboutissement d’un travail partagé de construction d’un plan d’actions ambitieux adapté aux enjeux identifiés dans le cadre de l’élaboration du PAT. Par la suite, GPSEA portera la candidature de son PAT à la labellisation par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Au total, on sait très peu de choses sur ce projet qui semble élaboré en dehors de toute concertation citoyenne. Au lieu de procéder à des enquêtes téléphoniques dont les résultats ne sont pas accessible au public, ne vaudrait-il pas mieux engager une véritable consultation publique où chaque citoyen pourrait s’exprimer ?

Nous demandons un débat public

En tant que militants écologistes, nous devons impérativement faire entendre notre voix sur l’ensemble des questions posées par l’élaboration de ce PAT dans l’ensemble de ses trois dimensions économique, environnementale et sociale auxquelles on pourrait ajouter une dimension citoyenne.

La première étape est de mettre à disposition du public l’ensemble des délibérations concernant l’élaboration de ce projet. Merci d’avance aux élus qui siègent au GPSEA de nous transmettre tous les renseignements utiles.

La seconde étape sera de soumettre à débat public les propositions effectuées. Sans remettre en question la légitimité des élus actuels du GPSEA, il semble important d’écouter l’avis des personnes qui souhaitent s’exprimer.

Publié par Claude Grasland

Co-secrétaire du groupe local EELV "Vallée du Morbras"

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